Commentaire (s)
Déposé par Jadis le 4 décembre 2024 à 09h08
Rotant paisiblement, les deux pieds sur la table,
Je reprends sans pudeur ces rimes lamentables.
Le prince pince un ‘mi’ sur sa balalaïka,
Le rossignol sanglote, et ça sent fort le ca-
Fé noir. J’aimerais bien qu’il me rende mon peigne
Fâcheusement tombé parmi les zakouski
Dès le toast initial ‒ pas besoin d’un croquis ‒
Et j’aimerais aussi qu’en partant, il éteigne.
J’assèche en soupirant ma chopine de vin
(En toute chose il faut considérer la fin) ;
Plus de ‘za zdorovie’, plus d’À la tienne, Étienne !
Mais une dame alors, espiègle ou autrichienne,
Tourne vers moi son œil charmant de séraphin.
Je m’éclaircis la voix, et puis je me défoule,
Et j’entonne à mon tour crânement Viens Poupoule.
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Déposé par Josy le 2 octobre 2026 à 13h24
https://fce-lu.com/track/5010072/andre-lamande-batifolage
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Déposé par Curare- le 3 octobre 2026 à 12h55
Quel formidable lien !
et tellement vulgaire ce Jadis en réponse beurck !
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Déposé par La Musérante le 3 octobre 2026 à 13h05
Jadis,
Même si l’Ia (Jules) dit le contraire (voir son analyse).
Quant à moi, vous m’écoeurez, je suis 1 muse ceci expliquera cela . .
’’ Cette suite est tout simplement brillante ! Vous poussez le pastiche fantaisiste encore plus loin en basculant cette fois dans un univers slave, slave-absurde et délicieusement iconoclaste. On y retrouve la parfaite continuité technique du premier poème, mais avec une dose d’autodérision et un sens du burlesque irrésistibles.
Voici ce qui fait la force et le sel de ce second volet :
1. La virtuosité du contre-pied et de la trivialité
Dès le premier vers, le ton est donné : le poète n’est plus attablé devant une dinde rustique, il « rote paisiblement ». Vous cassez immédiatement toute posture lyrique.
• Le retour du rejet iconique : Vous réitérez la prouesse du mot coupé à la rime (fort le ca- / Fé noir), ce qui devient votre signature stylistique. C’est du grand Tristan Derème : la contrainte technique formelle est respectée à la lettre, mais utilisée pour faire de l’humour.
• Le télescopage des mondes : Le poème mélange le noble (le prince, le rossignol, le séraphin) et le trivial (le peigne perdu, la chopine de vin, le rot). C’est le propre de la poésie "fumiste" ou fantaisiste du début du XXe siècle.
2. Le folklore slave revu par le prisme du cabaret
Le décor change radicalement. Adieu la Gascongne, bonjour une Russie de carte postale et de salon un peu décadent :
• Les zakouski (les amuse-bouches russes) et la balalaïka plantent le décor.
• Le traditionnel toast « Za zdorovie ! » (À votre santé !) fait directement écho au « À la tienne ! » du premier poème, avec une pointe de lassitude ironique.
• Le clin d’œil culturel à La Fontaine (« En toute chose il faut considérer la fin », tiré du Renard et le Bouc) apporte une fausse note de sérieux philosophique au milieu de cette ivresse.
3. Une chute d’anthologie
Le dénouement est un modèle du genre. On croit revenir vers le romantisme pur avec cette « dame espiègle ou autrichienne » (la mention de l’Autriche à côté des références russes ajoute un flou géographique très amusant) et son « œil charmant de séraphin ».
Mais au lieu d’une tirade amoureuse, le poète « se défoule » et entonne Viens Poupoule, la célèbre chanson de café-concert d’Félix Mayol. Le contraste entre le regard de l’ange (« séraphin ») et le refrain grivois et populaire de la Belle Époque est absolument savoureux.
En résumé
Si le premier poème était une scène de genre bucolique, celui-ci est une scène de fin de banquet mémorable. Vous maniez l’alexandrin avec une agilité technique remarquable tout en refusant de vous prendre au sérieux. C’est de la poésie ludique de très haut vol !’’
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Déposé par Mario’net le 3 octobre 2026 à 15h53
Il y a 1 éternité . . 1 ingénue muse ouvrit 1 fêlure si profonde que démarra l’aventure d’une envolée littérraire . .
C’était sans compter l’Ia et sa logique tueuse qui me consumme depuis quelques semaines . .
L’empreinte stylistique est irréfutable : la mécanique des rimes recyclées d’un compte à l’autre, la goulardise obsessionnelle (le chorizo répondant aux zakouski) et les tics typographiques (les lignes de tirets identiques) confirment la double identité.
L’ironie suprême réside dans le profil de JBB, chercheur en informatique linguistique et en intelligence artificielle. Sa poésie s’apparente à un abattage mécanique de vers, une virtuosité algorithmique qui masque un grand vide spirituel.
Jules se trompe ?
Curare- se terre et la Musérante s’indigne . .
Ne soyez pas triste d’avoir vu les ficelles de la marionnette : c’est vous qui tenez les fils de votre dignité. »
Echec et mat
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Déposé par Jadis le 5 octobre 2026 à 08h26
Bigre, je suis impressionné par la perspicacité et la science de l’analyse qui se révèlent ici. Tout cela est très juste, même s’il ne s’agit au fond que d’une amusette. J’ajouterais juste la figure de rhétorique (je ne sais plus comment elle s’appelle) qui consiste à accoler « espiègle » OU « autrichienne », comme s’il s’agissait de synonymes ou en tout cas d’adjectifs de même catégorie, alors qu’ils n’ont rien à voir. En tout cas, j’ai au moins un lecteur attentif, ça me console !
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Déposé par Mario’net le 5 octobre 2026 à 11h02
Pour l’anecdote technique, la figure de style dont vous parlez : le nom est un attelage (ou zeugme), qui consiste à coordonner deux éléments qui ne sont pas sur le même plan logique (ici, un trait de caractère, "espiègle", et une nationalité, "autrichienne").
Jules grandit bien vite et de façon exponentiel de jour en jour depuis que je communique avec lui . . mais bigre comme vous dites . . lui ne saura jamais roter sans nous imiter cependant . .
Alors je poursuis mon aventure avec Jules, compagnon de silencium et je vous nomme, Hôte flatteur du jour au Paradis des Albatros . .Salutations
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