Claude Le Petit


Sonnet sur la mort de Chausson


 
Amis, on a brûlé le malheureux Chausson,
Ce coquin si fameux, à la tête frisée ;
Sa vertu par sa mort s’est immortalisée :
Jamais on n’expira de plus noble façon.
 
Il chanta d’un air gai la lugubre chanson,
Il vêtit sans pâlir la chemise empesée,
Et du bûcher ardent de la pile embrasée,
Il regarda la mort sans crainte et sans frisson.
 
En vain son confesseur lui prêchait dans la flamme,
Le crucifix en main, de songer à son âme ;
Couché sous le poteau, quand le feu l’eut vaincu,
 
L’infâme vers le ciel tourna sa croupe immonde,
Et, pour mourir enfin comme il avait vécu,
Il montra, le vilain, son cul à tout le monde.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 11 mars 2019 à 12h28

Carl von Linné
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Le grand Carl von Linné se promène en chaussons ;
Il note quelle plante a des feuilles frisées,
Qui pourra dans son livre être immortalisée,
Et qu’il voudra nommer d’un nom de sa façon.

Il connaît en latin des fables, des chansons,
Ainsi que plus d’un conte à la morale osée ;
De la soif de savoir est sa vie embrasée,
Une espèce inconnue lui procure un frisson.

Son esprit est actif, son coeur est une flamme,
Les plus belles pensées fleurissent dans son âme ;
C’est un grand érudit, un chercheur invaincu.

Lui, qui produit une oeuvre à nulle autre seconde,
Se demande parfois s’il a vraiment vécu,
S’il s’est bien pénétré de la beauté du monde.

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Déposé par Jadis le 15 juin 2020 à 14h31


Apparu au balcon, transi, en caleçon,
Il fut incontinent la commune risée
De la foule accourue, en joie, galvanisée :
Le tableau n’était pas piqué des charançons.

Les mères s’indignaient et faisaient la leçon,        
D’un ton pincé, à leur marmaille hypnotisée ;
La pudeur rosissait les jeunes épousées,
Les maris échangeaient des regards polissons.

Le public goûtait fort ce plaisant mélodrame.
Les spectateurs charmés, applaudissaient la dame ;
On riait de l’amant, on sifflait le cocu.

Pourtant lorsqu’à son tour, en colère, la blonde,
Apparue au créneau, leur présenta son cul,
Un long étonnement s’étendit à la ronde.

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