Mallarmé

Poésies, 1899



À la nue accablante tu
Basse de basalte et de laves
À même les échos esclaves
Par une trompe sans vertu
 
Quel sépulcral naufrage (tu
Le sais, écume, mais y baves)
Suprême une entre les épaves
Abolit le mât dévêtu
 
Ou cela que furibond faute
De quelque perdition haute
Tout l’abîme vain éployé
 
Dans le si blanc cheveu qui traîne
Avarement aura noyé
Le flanc enfant d’une sirène.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 7 juin 2021 à 13h43

Dragon herpétologiste
--------

C’est un spécialiste pointu,
Expert en couleuvres bataves ;
L’université Saint-Gustave
D’un doctorat l’a revêtu.

Ses résultats sont débattus
Par des érudits en conclave,
Traduits en plusieurs langues slaves
Et glosés par des impromptus.

Des plus grands campus il fut l’hôte,
Lui dont le parcours est sans faute,
À bien faire il s’est employé ;

Mais il advient qu’on le surprenne
À lourdement se fourvoyer
Quand il nous parle des sirènes.

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Déposé par Esprit de celle le 7 juin 2021 à 21h18

J’ai beaucoup ri en lisant ce sonnet -
Il est excellent-
En revanche, Mallarmé (sauf son respect où qu’il soit)
j’ai rien compris :-)

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Curare- le 7 juin 2021 à 21h23

Ne cherchons point, d’autres s’en occupent ardemment :

https://www.persee.fr/doc/igram_0222-9838_1996_num_71_1_2975

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Jadis le 8 juin 2021 à 11h42


Le lecteur est-il si obtus,
Plus bête qu’une betterave,
Ou Mallarmé fait-il le zouave
Dans ce poème tout tortu

Non, il s’est de nous bien foutu
Et ce ne serait pas bien grave
S’il le disait en yougoslave
Affublé d’un chapeau pointu

Il déconcerte l’internaute
Et rit à s’en tenir les côtes
En nous voyant nous fourvoyer

Car son charabia nous entraîne
À supputer et tournoyer
Jusqu’à sombrer dans la migraine.

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