Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 26 février 2019 à 11h54
Roseau méditant
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Ce roseau pousse auprès d’une mare ignorée,
Il aimerait s’instruire et ne sait pas comment ;
Un Bouddha pourra-t-il l’éclairer brusquement ?
Verra-t-on sur ces bords une muse inspirée ?
Roseau, la connaissance est source de tourments,
La mémoire faiblit quand elle est encombrée :
Écoute simplement ta grenouille adorée
Dans l’éclat du soleil qui baisse lentement,
Puis, vois cette clarté par la brume effacée,
Reste, autant que possible, un roseau sans pensée,
Tu n’as pas à chercher la clé de l’Univers.
La soif d’érudition brûle comme une une fièvre,
Évite de porter cette coupe à tes lèvres :
Le savoir donne froid, c’est comme un vent d’hiver.
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Déposé par Cochonfucius le 30 janvier 2021 à 12h14
Grenouille de gueules
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Grenouille qui connaît les choses ignorées,
Elle arrive à s’instruire, on ne sait pas comment ;
En elle les idées surgissent brusquement,
De là vient son surnom de «grenouille inspirée».
Elle aime le papier, remède à ses tourments,
Gardant plusieurs bouquins sans en être encombrée;
Elle écoute la voix de sa muse adorée
Qui des mots très anciens récite lentement.
La prose de jadis qui n’est pas effacée
En son coeur fait germer de subtiles pensées ;
Elle se met en phase avec notre univers.
Ainsi passe son temps, sans douleur et sans fièvre,
Jamais un mot brutal ne franchira ses lèvres ;
Elle sait qu’elle doit s’endormir pour l’hiver.
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Déposé par Cochonfucius le 30 janvier 2021 à 12h29
Nef léonine
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Sur l’Océan navigue une nef ignorée,
Un fauve la dirige, il ne sait pas comment ;
Il lui prit fantaisie d’embarquer brusquement,
Sans doute en fut l’idée par un livre inspirée.
Le vent porte la nef sans excès de tourments,
La mer en ces endroits n’est jamais encombrée ;
Le lion peut écouter sa sirène adorée
Qui sur un noir rocher s’agite lentement.
Des navires d’antan la trace est effacée,
Mais c’est aussi le sort des humaines pensées ;
Nous perdons chaque jour des fragments d’univers.
Ne les recherchons point dans l’angoisse et la fièvre,
Car la tortue jamais ne rejoindra le lièvre ;
Le soleil reste bas, nous entrons dans l’hiver.
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Déposé par Cochonfucius le 28 décembre 2021 à 14h06
En perdition
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Navires traversant une rade ignorée,
Je vois qu’ils sont passés par de mauvais moments ;
Un ondin les tourmente avec acharnement,
Une sirène aussi, par le Diable inspirée.
L’aumônier aux marins donne les sacrements,
Par lesquels sont un peu leurs âmes rassurées ;
Même, cela fait fuir la sirène apeurée,
Mais l’ondin, quant à lui, s’en moque franchement.
Ces nefs, que l’on avait joyeusement lancées,
Se sont, dès leur départ, dans la brume enfoncées,
Vivement propulsées par les vents de travers.
Matelot, dans le vin veux-tu tremper tes lèvres ?
À ces pénibles jours de panique et de fièvre,
De plus puissant remède on n’a pas découvert.
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Déposé par Cochonfucius le 4 avril 2023 à 11h32
Manuel de métaphysique
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Prose que j’avais ignorée,
J’y passe quelques bons moments ;
Je lis, mais sans acharnement,
Cette oeuvre fort bien inspirée.
Je m’en amuse sacrément,
Plusieurs fables y sont narrées ;
L’auteur, contre vents et marées,
Livre son âme franchement.
Dans ce long recueil de pensées
Se trouvent des phrases sensées ;
Mais d’autres s’en vont de travers.
Cet auteur, qui n’a rien de mièvre,
En plusieurs endroits lève un lièvre ;
En la matière, il est orfèvre.
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Déposé par Cochonfucius le 6 avril 2023 à 09h50
Manuel de métaphysique............(retouche)
Prose que j’avais ignorée,
J’y passe quelques bons moments ;
Je lis, mais sans acharnement,
Cette oeuvre fort bien inspirée.
Je m’en amuse sacrément,
Plusieurs fables y sont narrées ;
L’auteur, contre vents et marées,
Livre son âme franchement.
Dans ce long recueil de pensées
Se trouvent des phrases sensées ;
Mais d’autres s’en vont de travers.
Cet auteur, qui n’a rien de mièvre,
Est un créateur d’univers ;
En la matière il est orfèvre.
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