Max Jacob(1876-1944) Tous ses poèmes disponiblesPoèmes par ordre alphabétique
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Sous les ormeaux plus vieux que mon père et que mon grand-père, sous les ormeaux du Mont Frugy d’Odet. Sous les marronniers des bords d’Odet où je suis né, j’ai vu passer le petit paysan malade. Oh ! ne me regarde pas comme si j’allais mourir car tu es moi-même et je te connais. L’enfant ! l’enfant vient-il du ciel ou de l’enfer ? Souris, je te connaîtrai par ton sourire.
Galères ! les proues et les poupes s’avancent et reculent ! on jette à la mer par l’œil et la gueule de monstres sculptés des hommes nus pour la fête. Proues et poupes imitent par leurs sculptures et leurs mouvements les vagues et leur glissement. Chaque dent des monstres tient un bras, chaque bras tient un homme qui ne reparaît plus. Il ne paraîtra plus sur cette terre ! mais les monstres sculptés semblent sourir : c’est que l’homme paraîtra ailleurs, hélas !
Déjà, à l’âge de trois ans, l’auteur de ces lignes était remarquable : il avait fait le portrait de sa concierge en passe-boule, couleur terre-cuite, au moment où celle-ci, les yeux pleins de larmes, plumait un poulet. Le poulet projetait un cou platonique. Or, ce n’était ce passe-boule, qu’un passe-temps. En somme, il est remarquable qu’il n’ait pas été remarqué : remarquable, mais non regrettable, car s’il avait été remarqué, il ne serait pas devenu remarquable ; il aurait été arrêté dans sa carrière, ce qui eût été regrettable. Il est remarquable qu’il eût été regretté et regrettable qu’il eût été remarqué. Le poulet du passe-boule était une oie.
Commentaire (s)Déposé par René Guy Cadou le 14 avril 2014 à 08h47CORNET D’ADIEU
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