Quand la fleur du soleil, la rose de Lahor, De son âme odorante a rempli goutte à goutte La fiole d’argile ou de cristal ou d’or, Sur le sable qui brûle on peut l’épandre toute. [...]
Certes, ce monde est vieux, presque autant que l’enfer. Bien des siècles sont morts depuis que l’homme pleure Et qu’un âpre désir nous consume et nous leurre, Plus ardent que le feu sans fin et plus amer. [...]
Comme un morne exilé, loin de ceux que j’aimais, Je m’éloigne à pas lents des beaux jours de ma vie, Du pays enchanté qu’on ne revoit jamais. Sur la haute colline où la route dévie Je m’arrête, et vois fuir à l’horizon dormant [...]