Quand j’énerve mes doigts dans vos épaisseurs claires Grands poils blonds, agités d’un frisson lumineux, Je crois vivre géante, aux âges fabuleux Et broyer sous mes mains les forêts quaternaires. [...]
Qui lavera vos seins magnifiques, maîtresse ? Quelle main lascive épongera leur splendeur D’un geste délicat, lent comme une caresse À les faire exulter de joie et d’impudeur ? [...]
Quand tu dors à plat ventre et tes yeux sur tes mains Je relève ta chevelure de sorcière Qui voile, comme un bois funèbre les chemins, Ton corps de boue obscène et de basse poussière. [...]