La brise du matin chantait sur les îlots. Tout bruissait, à l’heure où tout est près d’éclore. La nature amoureuse était pleine d’aurore Et berçait ma tristesse au rythme des grands flots. [...]
Dans la forêt où j’ai coutume De m’en aller au jour levant, Dès l’aube ensommeillée, avant Que l’air ait dispersé la brume, On peut voir entre les rameaux Des bouts d’azur par échappées, [...]
Parce que strictement de par le double fer Le deuil bref aplani d’aspect viril se dresse, Parce que sur la ride où vit l’ardeur d’Arès Une ombre en linéaments rares se profère, [...]
Celui-ci, qui ne fut ni prêtre ni guerrier, Ne voulut sur sa tombe où verdit la verveine Ni la palme d’airain ni l’auréole vaine. Passant, ne pleure pas et va-t’en sans prier. [...]