Saint-Pol-Roux(1861-1940) Tous ses poèmes disponiblesPoèmes par ordre alphabétique
Chanson de funérailles amoureuses Les Couronnes
Le Désir Devant du linge étendu par ma mère, au village La Diane
La Guerre
Message aux poètes adolescents
La Poire Populaire et symbolique histoire de la Vache enragée
Les Sabliers
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Panse ronde, elle pend, unique en mon verger, comme une étoile du berger, elle pend sur le monde à la façon des lustres, cette poire illustre à cent lieues à la ronde.
Parents, amis, disciples, marchands, traiteurs, maîtresses, bonnes gens à foison, le cœur en pâmoison, les voici tous autour du tronc, faisant mûrir ce centre qui serait un ventre aux rayons convergents de leurs vœux, et vers sa gloire louis-philippe volutent l’encens de leur pipe, les roucoulades de leur flûte et l’ophidienne tresse de leurs blonds cheveux. Sous son masque où brille un œil à forme de nombril, le fruit de marbre assiste parmi l’arbre aux mille bruits de la foule en louanges, tel un ange bouffi suspendu par un fil à un nuage vert au-dessus d’une goule qui regarde en l’air. Elle pressent, la garce, tant d’essaims de dents là-bas dans la ruche des bouches que, dispose à la farce, de plus en plus elle enfle sa baudruche et s’arrondit comme une femme avant ses couches, et l’on te voit bientôt, ô poire des espoirs, grosse en raison de l’appétit des grands et des petits, tandis que se dilatent tes pépins, tes pépins identiques aux rognons d’un lapin. Et de croître en croître elle s’enfle et se gonfle à ce [...]
Du portail, je remarquai, sous les platanes des écuries, un cercle de charretiers ayant pour centre un cheval blanc sans harnais. Comme ces hommes à la bouche ordinairement blasphématrice me paraissaient, malgré la distance, accablés d’une grosse peine, avec curiosité je m’approchai. Dans le cheval blanc sans harnais je reconnus le plus vieux serviteur de la maison, puis je sus vite, par les mots cueillis çà et là, que la bête ayant fait son temps et ne pouvant sans danger pour sa santé continuer le pénible travail des carrières d’argile et des usines, mon père l’avait cédée à quelque brave paysan d’un hameau proche, afin qu’elle y vécût ses derniers jours dans un labeur primitif et facile au point de se croire en villégiature. [...]Commentaire (s)Déposé par Margareta Noeske le 14 mars 2014 à 16h08Es-ce que vous pouvez ménvoyer la poeme "aout" de Saint Pol Roux.
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