J’erre au fond d’un savant et cruel labyrinthe... Je n’ai pour mon salut qu’un douloureux orgueil. Voici que vient la Nuit aux cheveux d’hyacinthe, Et je m’égare au fond du cruel labyrinthe, Ô Maîtresse qui fus ma ruine et mon deuil. [...]
Ha ! ne me blâme plus, mais blâme mon destin De tout ce que je fis de laid et de coupable ! Car lui seul enfonça mes pieds nus dans le sable Où je m’enfonce, sans nul secours du lointain. [...]
Voici, je t’ai reprise et je t’ai reconquise... J’attendais ici, pour le fêter, ton retour... Que tu parais exquise, en ce fauteuil assise ! Je t’aime mieux qu’au jour premier de notre amour. [...]
Mon orgueil n’a connu que le blâme et l’affront, Et l’impossible gloire au loin rit et chatoie... Puisque le noir laurier ne ceindra point mon front, Remplis la coupe d’or et verse-moi la joie ! [...]